• Laissez-nous vous raconter... les transports en Bolivie 2

    Laissez-nous vous raconter... les transports en Bolivie 2

    Après une dizaine de jours passés dans la ville sympathique de Rurrenabaque, nous décidons de repartir par la terrible route vers La Paz. Nous voulions partir le jeudi mais une vague de flemmatite aigüe nous emporte et nous décidons de nous prendre une petite journée de plus dans la jungle. Nous achetons néanmoins nos billets de bus pour le lendemain pour être sûrs de partir cette fois...

    Manque de bol : le jeudi après-midi, la propriétaire de notre hôtel nous annonce que le bus venu de La Paz s'est renversé et est tombé dans le précipice, entrainant avec lui une cinquantaine de personnes dont au moins deux touristes. La fille de la propriétaire était également dans le bus mais a réussi à sauter au vol et ne s'en sort « qu'avec » une égratignure et peut-être un nez cassé. Quant à nous, nous sommes quelques peu atterrés par cette nouvelle. Deux autres français arrivés à l'hôtel le matin même le sont également : ils avaient envisagés l'idée de prendre ce bus avant de finalement changer d'avis et venir en avion... A quoi tient la vie parfois...

    Le lendemain, nous partons au terminal. Aurèl est inquiet et nous préférons revendre nos billets pour opter pour la solution taxi. Plus cher et avec trois changements mais plus sûr paraît-il... Le premier trajet nous amènera jusqu'à Yucumo, à deux bonnes heures de route de Rurrenabaque. Néanmoins, le conducteur ne partira pas avant d'avoir rempli son nombre de passagers maximum, soit 6 personnes. Nous devons donc attendre trois heures que quatre autres personnes n'aient l'idée de voyager jusqu'à ce petit village. En plus et malheureusement pour moi, je commence à me sentir vraiment mal, sûrement un repas qui est mal passé (encore un !). Pour couronner le tout, les bosses de la « route » (peut-on vraiment parler d'une route? Aurélien dit « liaison ») se sentent beaucoup plus en voiture qu'en bus et j'ai un peu le mal des transports. Je passe donc le voyage les yeux fermés à respirer à fond pour éviter un accident ! Arrivés à Yucumo, nous devons une fois de plus attendre que le taxi suivant ne se remplisse avant qu'il ne nous emmène à Caravani. Cette fois, nous n'attendrons qu'une heure et demie (soit presque rien au rythme bolivien). Yucumo est un village sale et sans intérêt : de la viande ayant passé on ne sait combien de temps à l'air libre trône sur des minis barbecues, des chiens léchant les énormes marmites de riz destinés à être vendues... Nous nous refusons donc à manger là !

    Nous finissons par repartir. Il est 17h et nous ne sommes même pas à la moitié du chemin. Après cinq heures d'une route identique à la précédente et un mal de ventre qui ne fait qu'empirer, nous arrivons finalement à Caravani. Là-bas, nous trouvons tout de suite un troisième taxi qui n'attendait plus que nous pour partir. Le route s'améliore mais nous montons en altitude (Rurrenabaque était au niveau de la mer et La Paz est à 3600 mètres). Le froid commence à se faire drôlement sentir et Aurèl a oublié de prévoir quelques vêtements supplémentaires. Nous nous partageons donc mon polaire et mon collant !
    Arrivés à La Paz, les autres passagers se volatilisent comme par magie. Nous sommes à Villa Fatima, loin du centre de La Paz, il est 3h du matin et nous commençons un peu à fatiguer de la galère. Un groupe de policiers passe et nous leur demandons comment nous pouvons rejoindre le centre le plus facilement et le plus rapidement possible. Ils nous désignent un taxi, qui n'est pas un radio-taxi, ceux-là qu'on nous avait justement dit d'éviter car certains en profitent pour arnaquer les touristes. Voyant notre hésitation à monter dedans, les policiers nous rassurent en prenant le nom, le numéro de plaque et le téléphone du conducteur. « Le moindre problème, nous serons au courant », nous disent-ils. Braves policiers ! Alors on accepte et on ferme les yeux jusqu'à arriver à notre hôtel de La Paz, celui qui est presque devenu la maison, vu le nombre de jours qu'on y a passé. Nous sommes bien contents d'être arrivés, enfin !!!

    Laissez-nous vous raconter... les transports en Bolivie 2

    Résultat de l'accident de la veille de notre départ: une voiture privée et un bus tombés dans le précipice, qu'un énorme camion vient récupérer le lendemain pendant la nuit. Personne ne semble choqué, c'est "habituel" et c'est cela qui nous choque le plus!

    Pour plus d'informations:

    « Rurrenabaque: la villeLa Paz : Festival Intercultural Del Amor »

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  • Commentaires

    1
    Samedi 11 Août 2012 à 16:07

    Brrrr ! Ça fout quand même les chocottes comme on dit cheux nous. Heureusement que vous avez été raisonnables... au retour ! Mais quand même, nous étions bien content de vous savoir rendu à bon port. Ouf ! Soyez prudents, on vous attend.

    Gros bisous de nous tous.

    2
    Marjo Loig
    Samedi 11 Août 2012 à 21:41

    Ben dit donc ! Encore heureux que noussomme parti un jour avant vous car sinon on aurai grave eu les chocottes !!!! C etrange on a pourtant rien vu sur la route nous !!!

     

    3
    PAPATJ
    Dimanche 12 Août 2012 à 20:14

    Bon ben on a eu un skype du Perou.... Enfin un peu de calme après la tempête bolivienne. Quel pays!!

    Quel mélange entre ces différents pays. Quelle différence entre Argentine et Bolivie. On attend de voir le Pérou maintenant.

    Gros bisous

    4
    ju voisin
    Mercredi 3 Octobre 2012 à 21:57

    hey, tout cela me rappelle de bien flippants moments, notamment sur les hauteurs des collines, celle du pouvoir après avoir roulé sur celle de l'espoir, de bamako où dans un sotrama le drame fût évité de peu ; des freins puis un embrayage qui lâchent en pleine descente... c'est finalement là route interdite menant au palais présidentielle qui nous avait permis, à moi et la petite quinzaine de personnes à l'arrière, de nous arrêter sains et saufs, sinon il eut fallu sauter !

    bref, une occasion chanceuse de vous souhaiter bonne continuation vers el ecuador !

    le bise

    je gagnerai pour ma part les amériques en décembre ou janvier ; mes recherches d'un bateau ne se concrétisent pas trop pour le moment ; je patiente !

     

    portez vous bien

     

     

     

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